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La courbe d’Ebbinghaus : pourquoi apprendre ne suffit pas ?

16 janvier 2026
Temps de lecture : 2 minutes
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Pourquoi oublions-nous si vite ce que nous venons d’apprendre ?

Cette question traverse tous les dispositifs de formation, quels que soient les formats ou les publics.

La réponse tient en grande partie dans un principe fondamental des sciences cognitives : la courbe de l’oubli, théorisée à la fin du XIXᵉ siècle par Hermann Ebbinghaus.

Cette courbe montre que, sans réactivation, notre mémoire décline très rapidement après un apprentissage.

En quelques heures ou quelques jours, une grande partie des informations disparaît. Et contrairement à une idée reçue, ce phénomène n’est ni un manque d’attention ni un défaut de motivation.

C’est tout simplement le fonctionnement normal du cerveau humain.

Ce constat bouscule une croyance encore très répandue en formation : celle qui consiste à penser qu’un contenu bien expliqué, clair et structuré suffit à garantir l’apprentissage.

En réalité, même une formation de grande qualité peut avoir un impact très limité dans le temps si elle n’est pas pensée pour s’inscrire dans la durée.

Le véritable enjeu pédagogique n’est donc pas uniquement la transmission de connaissances, mais leur consolidation.

Apprendre une fois ne suffit pas.

Ce qui fait la différence, c’est la capacité à réactiver les informations, à les remettre en contexte et à les mobiliser régulièrement.

Sans cela, l’oubli est inévitable.

La courbe d’Ebbinghaus invite ainsi à repenser la conception des dispositifs de formation. Elle plaide pour des approches basées sur la répétition espacée, les mises en pratique, les rappels réguliers et les formats courts. #continuouslearning

Micro-learning, quiz de réactivation, mises en situation terrain ou encore messages de rappel sont autant de leviers de la formation continue pour renforcer la mémorisation.

Dans un contexte professionnel, cet enjeu est loin d’être théorique. Il concerne directement l’efficacité opérationnelle, la sécurité, la conformité réglementaire ou encore la qualité de service. Une formation suivie mais oubliée revient, dans les faits, à une formation inutile.

Plutôt que de voir la courbe de l’oubli comme une contrainte, il est plus pertinent de la considérer comme un outil stratégique.

Elle permet de concevoir des parcours plus réalistes, plus efficaces et mieux alignés avec les usages réels des apprenants.

Finalement, la question n’est pas de savoir comment empêcher l’oubli, mais comment intégrer l’oubli dans la stratégie d’apprentissage pour créer des formations qui durent réellement dans le temps.

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Chez Newton Agence, nous accompagnons les entreprises pour transformer leurs formations en expériences durables et mémorables, en intégrant les leviers de mémorisation et les bonnes pratiques pédagogiques.

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